Infertilité

Ces derniers mois…

Il y a un moment que je n’ai pas écrit ici. Plusieurs mois même. J’ai pensé à fermer ce blogue, car je ne savais plus trop quoi y dire. D’ailleurs, je ne pense pas qu’il y ait quelqu’un pour me lire. Les blogues sous format de journal intime sont un peu dépassés en 2017. Mais je n’ai pas envie de prendre une direction moins intime ici. Alors, quoi en faire? J’aime relire certaines choses que j’ai déjà écrites. Voir ma progression en course à pied. Mais je ne sais pas toujours quoi dire dans un compte-rendu de course pour rendre cela passionnant, surtout sur un même parcours. Voilà ce qui explique, un peu, le silence radio des derniers mois.

Mais je pense que la raison principale est que ma tête n’y est pas. Maintenant que toute ma famille proche est au courant, je peux l’écrire publiquement. Depuis maintenant 2 ans, mon copain et moi avons le désir d’avoir un enfant. Pour certains, il suffit de prendre la décision pour voir se pointer une deuxième ligne sur un test, mais les choses ne sont pas aussi simple pour nous.

La suite des choses risque de prendre une tourne assez intime. Alors si tu n’as pas envie d’entendre parler de cycle menstruelle (ce n’est pas un gros mot 😉 ) ou autres détails de femme-qui-veut-tomber-enceinte, alors je te conseil d’arrêter ta lecture ici. Car je vais vous résumer, grosso modo, nos deux dernières années. Comme ça, je pourrais vous écrire au jour le jour et vous connaîtrez l’histoire.

Donc, nous avons pris la décision en février 2015 d’avoir un enfant. Après 5 mois sans retour de mes règles et un visite chez ma médecin, qui était très optimiste (« je suis sûre que tu seras enceinte d’ici un an », qu’elle m’avait dit; elle se trompait), le début des essaies est officiellement lancé en juillet 2015 avec le retour de mes cycles réguliers. Nous étions si optimistes et naïfs à cette époque. Nous pensions que cela se ferait rapidement, sans problème.

Après trois mois d’attente, j’ai sorti la trousse de la parfaite femme-qui-veut-tomber-enceinte : thermomètre et courbe de température, application dédiée et alarme le matin pour être sûre de ne pas oublier. Je vous parlerais peut-être de la courbe de température dans un autre billet. Encore quelques mois d’attente et j’ai essayé l’acupuncture sans succès.

Comme toujours rien ne se produisait, à l’automne 2016, nous avons décidé de consulter en clinique de fertilité. Après une panoplie de tests (ça aussi j’en ferais peut-être un billet), le verdict tombe : rien. Ben oui, rien, nada. Aucun problème, ni de mon côté, ni du sien. Si rien ne c’était encore produit c’était la faute à pas-de-chance. Le médecin (toujours aussi optimiste que ma médecin de famille) nous dit gentiment que ce n’est qu’une question de temps et que je vais sûrement tomber enceinte à l’intérieur de 2 ans (donc, dans la prochaine année, vous suivez toujours?), que c’est simplement plus lent pour nous.

Eh bien, pas de bol pour ce médecin-là aussi, cela a fait 2 ans en juillet dernier que nous essayons d’avoir un enfant et toujours rien. Pas le moindre test de grossesse positif depuis le début et mes règles qui reviennent inlassablement à chaque mois.

Donc, vous comprendrez facilement (je l’espère), que je n’avais pas trop la tête à écrire ici. Car, quand le désir d’enfant est là, il est difficile de penser à autre chose (contrairement, à ce que tous les gens vous diront : « n’y pense pas et ça va arriver »).

Le blogue va donc reprendre du service un peu, mais avec de nouvelles sections et de nouvelles orientations. J’ai envie de partager mon parcours avec l’infertilité, car cela fait du bien d’en parler (même si personne ne lit ceci ou ne commente). J’ai aussi de belles photos que j’aimerais partager : des sorties, des voyages, mais aussi quelques contrats que j’ai eu. Donc, on va alterner les billets infertilité-qui-vide-coeur-et-font-du-bien, les billets course à pied-parce-que-je-continue-de-courir et les billets photographies-parce-ce-j’ai-plein-de-choses-à-partager. Voilà 🙂

Courses

21,1 km – Demi-marathon international de Lévis

Avec un peu de retard, voici mon compte-rendu de mon premier demi-marathon le 1er mai dernier 🙂

Avant de vous racontez ma course, laissez-moi vous expliquer comment j’en suis arrivée là. Durant les premiers 20-30 min d’une course, en général, je cherche mon souffle et je ressens l’effort. Ensuite, je commence à prendre beaucoup de plaisir et ce n’est plus un effort que de courir. Si on y pense bien, mon meilleure temps sur 5 km est de 32 min. Ça ne laisse pas beaucoup de temps de pur plaisir une fois les 25 premières minutes de réchauffage retirées 😛 . C’est pour cette raison que j’ai commencé à courir des 10 km. À l’image d’un locomotive qui est assez lente au démarrage, mais qui va loin une fois son rythme de croisière trouvé, j’ai toujours de la misère avec le début de mes courses et ensuite le plaisir embarque jusqu’à la fin. Mais les 10 km, c’était pas encore mon truc vraiment. C’est une distance « un peu compliqué ».

Puisque je suis une locomotive, je peux surement aller encore plus loin, non? En 2016, j’ai donc décidé de courir mon premier demi-marathon, même si cette idée me faisait très peur. J’avais beaucoup de doute quand à ma capacité à courir une telle distance. C’est une longue distance 21,1 km (je vous invite à regarder sur une carte la distance que cela représente vraiment entre 2 points (dire qu’il y a des gens qui font le double lors d’un marathon 😛 )). Et je ne suis pas une coureuse très rapide. Selon les projections par rapport à mes temps sur 5 km et sur 10 km, je pouvais viser un 2 h 30 au mieux. C’est quand même très long 2 h 30 quand on y pense vraiment (donc j’ai évité de trop y penser 😛 ). Lire la suite